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La voiture volante : Le transport du futur 

La voiture volante parcourant fièrement les airs et se faufilant parmi les gratte-ciels fait partie de notre imaginaire formé entre autres par les livres et les films de science-fiction. “Le Cinquième Elément”, “Blade Runner” ou encore “Total Recall” en font un élément central. Mais si depuis plus d’un siècle déjà, le gratte-ciel existe et tutoie de plus en plus les nuages, le transport automobile reste encore principalement terrestre. 

Il faut remarquer néanmoins que ces dernières années, la conception du véhicule volant a enregistré des progrès impressionnants, en témoigne d’ailleurs l’émergence d’un nouveau terme : « eVTOL ».  

Cet acronyme de “Electric Vertical Takeoff and Landing”, désigne un type d’aéronef électrique qui combine les capacités de décollage et d’atterrissage vertical. Contrairement aux avions conventionnels, ils sont propulsés par des moteurs électriques, ce qui les rend plus silencieux et moins polluants. Ils sont souvent conçus pour le transport urbain ou comme taxis aériens, offrant ainsi une solution de mobilité aérienne plus flexible et durable. 

Maintenant que vous êtes familiarisé avec ce néologisme, qu’en est-il d’Airbus, dans cette course à la voiture volante ? 

D’abord, qui sont les acteurs de la course à la voiture volante ? 

La voiture du futur écologique inspire de nombreuses sociétés indépendantes et groupes aéronautiques. Pour n’en citer que quelques-uns :  

  • Zee.Aero 
  • PAL-V 
  • Toyota 
  • DeLorean Aerospace 
  • Volocopter 
  • Terraugia  
  • Hoversurf 
  • Airbus 
  • AutoFlight 
  • Hyundai 
  • Bellwhether Industries 
  • Archer Aviation 

Les divers prototypes dévoilés vont du véhicule ailé aux drones sophistiqués équipés de plusieurs moteurs. L’invention de la voiture volante trouve de plus en plus de soutiens institutionnels, industriels et financiers, et certains constructeurs envisagent déjà une première commercialisation, en Europe, d’ici 2025. 

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En réalité, si de tels projets sont en cours de réalisation, c’est aussi pour faire face aux différents problèmes liés à la circulation urbaine. En 2014 par exemple, la métropole brésilienne Sao Paulo a établi un nouveau record en ce qui concerne l’engorgement du trafic routier. En effet, le trafic sur les routes autour de la ville s’étendait sur 344 kilomètres aux heures de pointe. Cette situation aurait coûté près de 31 milliards de dollars à l’économie brésilienne. 

En quoi consiste le projet de voiture volante d’Airbus ? 

Pour dire adieu aux embouteillages, mais aussi pour réaffirmer sa place parmi les leaders de l’aéronautique mondiale, Airbus a travaillé sur plusieurs concepts, notamment le CityAirbus, l’A³ Vahana et son dernier projet de voiture volante, le CityAirbus NextGen. 

Le constructeur européen a d’abord confié la conception de ce projet à A3, l’une de ses filiales spécialisées dans l’innovation. Lors d’un test effectué en février 2019, la voiture volante A³ Vahana d’Airbus a évolué en totale autonomie sans pilote à son bord. Mais le plus intéressant pendant la démonstration était l’action des rotors basculants qui permettaient à l’appareil de passer d’un décollage vertical à un vol horizontal. 

En 2021, Airbus a dévoilé son dernier projet de voiture volante entièrement électrique, le CityAirbus NextGen. Cet eVTOL est issu des précédents projets d’Airbus. Il a été présenté lors d’un événement dédié à l’aviation durable à Toulouse. Le premier vol est prévu pour 2023 et la certification de l’appareil est prévue pour 2025. Airbus souhaite ainsi jouer un rôle actif sur le marché émergent des taxis volants. La localisation exacte du site de construction de l’appareil n’a pas encore été déterminée. 

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Y a-t-il des limitations à l’usage de la voiture volante ? 

S’il est vrai que la voiture volante devient de plus en plus une réalité, c’est beaucoup plus sur le long terme que son marché se mettra vraiment en place. Et pour cause, la principale limitation viendra de la réglementation, en témoignent les débuts difficiles des drones. Aussi, les prix seront prohibitifs, sans compter celui de la formation qui sera certainement nécessaire du fait de certains automatismes. Les particuliers n’auront donc pas de voiture pouvant voler dans leur garage au moins dans un premier temps. 

Vient ensuite la question : des ailes ou un rotor ? En zone urbanisée dense, le décollage vertical reste la meilleure option. Dans une zone plus grande et moins dense par contre, une voiture volante pourvue d’ailes dépliables sera nettement plus efficace. De fait, avant d’en arriver à une réalité commerciale, les constructeurs devront encore travailler sur la fiabilité et la sécurité. L’avantage déjà, c’est que la voiture volante d’Airbus et celle des autres constructeurs utiliseront de nombreuses technologies empruntées aux drones modernes. 

Ainsi, ce symbole de notre imaginaire façonné par la science-fiction, est en train de devenir une réalité. L’émergence du terme “eVTOL” en témoigne. Airbus, l’un des acteurs majeurs de l’aéronautique, s’est engagé dans cette course à la voiture volante avec des projets tels que l’A³ Vahana et le CityAirbus. Le constructeur européen vise à certifier son taxi volant tout électrique, le CityAirbus NextGen, d’ici 2025. Cette innovation est une réponse aux problèmes de congestion urbaine et offre une alternative de transport plus rapide et écologique. Cependant, le déploiement commercial des voitures volantes doit encore surmonter des défis réglementaires, des coûts élevés et des considérations de sécurité.

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Néanmoins, la convergence entre les technologies des drones et des véhicules volants promet un avenir où la voiture volante deviendra une réalité accessible à tous. 

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